Idées durables

Le zéro déchet et l’effet papillon…

Hello mes lovely lectrices et lecteurs,

Je continue ma série d’articles bilan sur ma démarche zéro déchet, adoptée depuis maintenant un an et demi. Après vous avoir décrit comment j’ai tenté de décorer ma maison en limitant la production de déchets et en respectant davantage l’environnement (vous pouvez découvrir comment je m’y suis prise ici), je souhaite maintenant, partager avec vous un constat que j’ai fait il y a quelques mois, grâce auquel j’ai réalisé que ma démarche zéro déchet m’avait emmené plus loin que je ne le pensais, un peu comme l’effet papillon. Pour être plus claire, adopter une démarche zéro déchet a eu de multiples conséquences, parfois inattendues, sur moi et ma relation aux autres. Je vais vous les décrire ci-dessous.

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Source : Pixabay
  1. La découverte d’une communauté

Quand j’ai adopté la démarche zéro déchet, je pensais démarrer un parcours individuel. Qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir l’ampleur de la communauté qui se cachait derrière ! Ça a d’abord commencé par les réseaux sociaux et les blogs, notamment Facebook et la création du groupe Zéro déchet à Tour qui compte aujourd’hui plus de 600 membres. Ce fut aussi la découverte « physique » de cette communauté, par quelques temps forts près de chez moi qui m’ont permis de prendre conscience que je n’étais pas seule : il y a eu le Pic Nic zéro déchet à Tours, organisé par Laetitia du blog le Corps, la Maison, l’Esprit et l’assemblée constituante de l’association Zéro Déchet Touraine.

C’est aussi des rencontres plus personnelles notamment avec Camille Ratia du blog Camille se lance !

Cela m’amène logiquement à mon deuxième point.

2. Penser davantage à l’échelle locale

Grâce à la communauté que j’ai pu rencontrer par l’intermédiaire du zéro déchet, j’ai pris conscience de tout ce qui était proposé à l’échelle locale, comme produits, mais aussi comme événements. Désormais j’achète mon savon bio, Nature&Progrès et zéro déchet dans une savonnerie à côté de chez moi (Le Moulin à savon), je m’intéresse de plus en plus aux producteurs qui sont à moins de 15 km de chez moi, je privilégie l’achat de produits locaux quand je suis dans les magasins ou sur le marché.

Il ne me reste plus qu’à me mettre à notre monnaie locale (La Gabare) !!!

2. Manger autrement 

Pratiquer le zéro déchet, c’est forcément, à un moment ou un autre, s’attaquer à la cuisine en achetant en vrac ses aliments. Pour cela je me suis dirigée vers les magasins bio ou vrac autour de chez moi. Mais j’ai vu le budget course exploser, car il faut être très clair, oui le bio et le vrac coûte (beaucoup) plus cher que ce que l’on trouve en supermarché conventionnel (normal, on passe à une nourriture de qualité supérieure).

Mon salaire n’ayant pas doublé au moment où j’ai décidé d’appliquer le zéro déchet pour mes courses, j’ai dû user d’astuces pour ne pas faire grimper les prix sur le ticket de caisse, j’ai donc :

  • acheté mes légumes au marché. C’est moins cher que dans les supermarchés bio ou les Ruches qui disent oui, malgré le fait que ce soit de l’agriculture bio ou raisonnée, car j’ai la chance de pouvoir faire jouer la concurrence entre les différents maraîchers sur place.
  • fait beaucoup par moi même. Acheter des produits non transformés coûtent beaucoup moins chers que ceux transformés et on cuisine plus sainement car on a la main mise sur les sucres et les matières grasses que l’on ajoute.
  • diminué ma consommation de viande. C’est là que j’ai vu ma facture fondre ! A partir de ce moment, j’ai pu me permettre de consommer davantage de produits en magasins bio et je suis plus en adéquation avec mes convictions (diminution de la production de CO2 par kilo de viande, lutte contre la maltraitance animale…).

4. Minimalisme et « anticonsumérisme »

Il faut savoir qu’avant j’étais une très portée sur le shopping et il m’arrivait d’avoir des pulsions d’achats. Dans ma démarche vers le zéro déchet, j’ai repensé mon acte d’achat. Désormais je privilégie un maximum l’économie circulaire : vente entre particuliers, covoiturage, dons, achats d’occasion (friperies, vide-greniers, magasins Envie pour l’électroménager…). J’use un objet ou un vêtement jusqu’au bout avant de m’en séparer, ou j’essaie de le revendre ou le donner quand il est encore en bon état. Pour vous donner un exemple, je n’ai pas changé mon portable depuis 7 ans. Alors non je n’ai de smartphone, oui parfois ça me manque de ne pas pouvoir prendre des photos, ou d’avoir certaines applications, mais je ne me résous pas à en acheter un autre, tant que mon « vieux » portable ne me lâche pas.

J’ai aussi réalisé que mes achats ont désormais plus de sens, sont plus enrichissants et ils ont un vrai pouvoir…

5. Un changement de convictions

Cela est arrivé très doucement, sans prévenir, mais pourtant c’est ce qui a le plus bouleversé mon quotidien. Il y a encore quelques années, je ne peux pas dire que j’avais des convictions écologiques, je n’étais pas non plus désintéressée de la question, mais je ne faisais rien de plus pour la planète. Avec la démarche zéro déchet, j’ai commencé à réaliser le poids environnemental de nos actions, le fait que finalement l’humain n’avait pas su rester à sa juste place dans la nature et qu’il ne fallait pas attendre que les changements viennent du gouvernement ou d’autorités supranationales.

Désormais je suis convaincue que nos actions individuelles ou collectives ont un réel poids, qu’énormément de choses peuvent changer par nous même (il n’y a qu’à voir le nombre de magasins vrac ou bio qui ouvrent sur nos territoires…). Moi qui ne m’exprimais pas beaucoup sur mes convictions, qui fuyais les débats, j’ose désormais m’affirmer et partager davantage mes initiatives zéro déchet et plus généralement  mes idées écologiques avec mes proches ou via mon blog et les réseaux sociaux.

Ce bilan est très personnel et n’est pas forcément le même pour chacun, mais avez-vous ressenti cet effet papillon vous aussi ?

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7 réflexions au sujet de « Le zéro déchet et l’effet papillon… »

  1. Je commence ma démarche zéro déchet je ne prend plus de sacs j’ai supprimé les gels douches et autres de ma salle de bain , je fabrique mon propre liquide vaisselle et mes produits ménagers. Maintenant je commence à m’intéresser a l’alimentaire je fait plusieurs magasin sans acheter juste pour comparer pour le moment avant de me lancer dans le vrac et autres . et je me sens mieux en fait c’est bizarre 😊

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  2. J’imagine que le processus est un peu le même pour chaque personne qui se lance dans cette démarche mais avec une porte d’entrée différente. Au départ on s’intéresse à un domaine particulier (cosmétique, vêtements, alimentation,…) et puis petit à petit la démarche prend de l’ampleur.
    La tournée des pic nic zéro déchet est relancée pour cette année 🙂
    Des bisous

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